Peintre contemporain, où pas!

Missile balistique, encre de chine, SaïssiN’y a t’il pas quelque chose de paradoxal de parler de « peintre contemporain »?

Alors que l’art contemporain conchie la peinture depuis des décennies déjà,
que le ministère met a la trappe les peintres systématiquement,
un peintre forcément ostracisé peut il définir son travail comme de la peinture contemporaine?

Les galeries qui défendaient des peintres ont peu a peu été écartées de la Fiac,
au profit d’artistes conceptuels et financiers.
Présenter de la peinture pour une galerie est devenu suicidaire,
un peu comme critiquer la politique d’Israël sur un plateau de télé.

Dans ce cas comment définir son travail lorsqu’on est peintre, et contemporain?
Ne faudrait il pas parler plutôt d’art vivant et contestataire?

Rien à dire aujourd’hui

Aujourd’hui je n’ai rien à dire, rien à vous raconter, rien de spécial ni rien d’intéressant ne m’est arrivé.
Je n’ai pas fait grand chose de passionnant, pas eu d’idée spéciale, pas fait de peinture, même pas dessiné.
Il ne s’est rien passé de notable, les animaux n’ont pas fait non plus de truc particuliers.
Il n’a fait ni chaud ni froid, ni beau temps ni orage, aucune info de passionnante,
a part la dernière du journal de personne qui m’a fait sourire.
On est juste allés faire un tour a la table ronde de Ben, là non plus on avait pas grand chose à dire, rien à raconter.
J’ai juste demandé si en Libye on avait sauvés le monde puisque le sujet c’était la fin du monde,
pas eu de réponse particulière, d’autant que pour ces tables rondes, ce ne sont pas les réponses qui comptent,
mais plutôt les questions.
Sortis de là on est allés manger un bon couscous avec Pierre-Alain, on a parlés BD, dessin animés et spectacles de clown.
Je n’ai pas fait de rêve la nuit dernière, en tout cas rien de racontable dans ce blog.
J’ai peine à écrire, un peu mal au pied, mais c’est tout.

Je me dis que d’une part ça pourrait être pire, et d’autre part c’est déjà pas mal.

Ah si, finalement il vient de se passer quelque chose, un truc vient de péter, je sais pas ce que c’est, comme une bouteille en plastique qui explose, ça à fait un grand bruit et ça m’a fait sursauter!

La dernière ligne droite

24 décembre 2011

Bonjour,

La nuit avance et noël approche, il est temps de lâcher une newsletter dans vos boites,
que les râleurs se rassurent, ils vont pouvoir se désinscrire illico en bas de page.

DÉBAT SUR LE BONHEUR

Débat animé hier soir à l’espace à Débattre,
c’est quoi le bonheur?

entendu dire:
le bonheur c’est 6h15 du mat: la bonne heure,
pour Courtain le bonheur c’est son transat
Ce qui est ressorti le plus c’est que le bonheur
est souvent lié a la réussite sociale.

Quoi qu’il en soit le débat était bien,
Tout le monde s’est amusé,
Certains ont dansé le tango,
tout le monde est reparti souriant,
un cadeau sous le bras.

MATHIAS GIRARD

J’aime bien Mathias Girard, c’est un électron libre.
Il est à l’aise et drôle en toutes circonstances,
Lorsqu’il arrive quelque part tout le monde se détend

HISTOIRE DE RIRE

Un ivrogne bien imbibé monte dans un bus, s’installe et se met à crier :
« Tous les mecs qui sont derrière sont des pédés, ceux qui sont à côté des
cocus et ceux qui sont devant sont des mange-merde ! »

Le chauffeur, entendant ça, indigné, freine brusquement, et tous les
passagers sont déséquilibrés.
Il arrête le bus, attrape l’ivrogne par la chemise et lui demande d’un
ton menaçant :

« Répète un peu voir : c’est qui les pédérastes, les cocus et les mange-merde ? »

L’ivrogne répond :  » …. qu’est-ce que j’en sais maintenant, avec ton freinage à la con,
tu les as tous mélangés ! »

LA DERNIERE LIGNE DROITE

La liste bricole touche a sa fin,
j’aimerais aussi avoir du temps pour le jardin
et pour construire la machine que j’ai laissé de côté depuis longtemps.
Pour l’instant elle n’est qu’a l’état d’ébauche de plan,
il me faudrait une analyse chimiques des cristaux qu’on utilise ici pour se débarrasser de l’humidité et pouvoir la comparer avec l’architecture structurelle des cristaux microscopiques du marbre.
A raison d’un demi litre d’eau produite par mois en labo,
les cristaux suintants me semblent être une piste à suivre.
Trouver leur corollaire dans la nature me semble une bonne direction de recherches pour commencer. A suivre !

SUIS JE UN GAUCHISTE?

Après la dernière ligne droite,
il est peut être temps de me poser la question fatale:
Suis je gauchiste?
Leslie trouve que je manque de confiance en moi, que c’est insupportable.

C’est assez juste, je me pose en victime,
je trouve injuste mon sort, je ramène tout à la politique,
je trouve toujours qu’il y a une injustice et que le système est mal fait,

en réalité je n’ai pas confiance en moi donc
mon ego a besoin pour survivre de trouver des coupables.

Regardes toi en face Saïssi, ton ego gauche
ressemble à du gauchisme.
Il est toujours plus facile de trouver des failles dans un système que des solutions.

Donc la réponse à la question est
oui je suis gauchiste mais mon ego se soigne.

PENSIONNAIRE

On a un pensionnaire félin depuis ce soir,
Pompon, le chat de Brigitte, la prof de poterie de Leslie
Il est sympa ce chat, il se faufile et il s’étale,
Leslie aime bien les sculptures du compagnon de Brigitte,
Jean-Marie Fondacaro,
j’ai vu une toute petite pièce en acier chez le frère Benoît,
de l’orfèvrerie.

DROLES DE DAMES

J’ai conseillé à Cécile Mainardi de s’associer
avec Sophie Taam et Eve Carton, et de créer un mouvement:
les « Drôles de dames ».
Je vais encore me faire jeter mais je trouve qu’elles leur ressemblent:
elles sont libres et savent se battre.

Ceci étant, les drôles de dames défendaient un système alors que elles,
cherchent à contourner ou abattre les murs de leurs prisons mentales,
ce qui est sans doute bien plus difficile.

Chapeau bas les filles, pour quand une expo « wonder-women »?

LA PEINTURE C’EST MOI

J’ai envie de réagir
si je n’ai pas peins ces derniers temps
j’ai entendu parler peinture

certains mots m’ont fait tiquer
« vibration » pour désigner une surface peinte,
quand il s’agit de Mark Rothko, on peux parler de vibration,
mais pas pour des suppressions, je veux dire par là des choses qu’on ajoute et qu’on enlève pour donner une texture aléatoire, raclages, utilisation de chiffons pourris.
Là il ne s’agit que d’un procédé,
pas d’une technique de peinture encore moins d’un style.

C’est étonnant comme certains peintres pour camoufler un discours bidon, viennent se cacher derrière des monstres sacrés:
une veille tarte mal peinte si c’est le portrait de Tarkowsky ou Richard Gerstl ça passe mieux et ça fait érudit.

La vibration en peinture se joue au niveau moléculaire, là où la trame explose et rejoint le cinétisme.

J’entends aussi « le personnage n’a pas plus d’importance que le reste autour »,
mais alors pourquoi les peindre?

Si le personnage ne doit pas avoir plus d’importance que le reste autour, cela revient à dire que le vide est plus présent que le plein en peinture, qu’il ne faut pas cannibaliser le modèle, mais lui donner son sens dans l’espace qu’il occupe.

Trop intellectuelle la peinture ou trop recentrée sur elle même?

Je ne crois pas,
je crois par contre qu’il y a une école contre laquelle il faut lutter, c’est cette école du misérabilisme psychotique, cette peinture dépressive, triste reflet d’esprits malades et égotistes.
Les uns comme les autres rivalisent de prouesses pour rendre en peinture
leur terne environnement mental de tous les jours
afin d’en faire profiter les bourgeois cossus.
Peintures qui devraient s’exposer en proposant des lexomils et de quoi se suicider.

Snobisme, exhibitionnisme, voyeurisme?
Sans doute un peu les trois à la fois,
et puis ça fait artiste genre psycho-incompris…

Le titre du chapitre c’est la peinture c’est moi?
Ah oui c’est vrai au fait.

NOYEUX JOEL

Je me souviens en 98 à Paris on voulait noyer le chef d’atelier Joël dans la seine,
on se disait qu’il se noierait tout seul dans son vin,
on était méchants, mais les profs étaient encore plus méchants.

Plus d’un élève a été hospitalisé à Sainte Anne à la demande du prof de peinture,
fou furieux manipulateur,
pour certains, c’était le stage « art brut » avec les aliénés.

La nuit, le vent, le froid, les rues vides,
Paris la nuit comme une bouée de sauvetage avec Mozy,
tu t’en souviens?

LE PERE NOEL EST PASSE EN AVANCE

Merci à Noël Dolla pour ce lien:

Un ‘communard’ Américain au Sénat. Beau cadeau de fin d’année.
http://www.youtube.com/watch?v=pSD7rDdbgA4&feature=email

JOYEUX NOEL

Et oui cette fois c’est la bonne
alors à toutes et tous, je vous souhaite une joyeux noël!

Une société sans fête est une société malade parait-il,

alors soignez vous bien !
Ciao tutti!

Franck

Les Sensibles

29 janvier 2011

Bonjour,

Voilà la newsletter Saïssi, expédiée de Nice comme un cocktail molotov bien emballé dans vos boites mails. Ne vous en faites pas, vous allez pouvoir la jeter en deux clics à la corbeille, ou vous désinscrire directement en bas de page.
Vous pourrez y mettre le feu vous même, et la faire suivre pour propager l’incendie numérique.

Les sensibles

Un nouveau mouvement est né à Nice cette année, « Les sensibles », composé pour l’instant de trois irréductibles emmerdeurs:

Sophie Taam, théoricienne AK47, remontée la plupart du temps, critique et historienne, spécialisée dans les cas spéciaux.
Ève Carton, flingueuse latino.
Sa peinture? Des meurtres à l’huile.
Passe temps: s’entrainer dans un club de tir.
De mon côté, je continue à peindre des pochades noires comme la nuit, la couleur reviendra, lorsque j’aurais terminé cette purge nécessaire.
Les pochades sont un réservoir formel dans lequel je viendrai piocher les éléments de mes peintures à venir, en couleur cette fois, à l’huile.
Déséquilibrés, échappés de l’asile, les sensibles feront péter les verrous institutionnels à grand coup de tatane et de pieds de biches. On va pas bichonner les artistes en place, mais leur faire comprendre vite fait que ça va pas être possible de compter sans nous.

Le réseau se met en place, il n’y aura pas d’échappatoire, la peinture sensible fera son grand retour sur la scène Française.

Manifeste des sensibles 1.0

Ce groupuscule d’artistes à échelle variable a constaté la mort par pourriture et dégénérescence de l’art contemporain et revendique un nouveau mouvement appelé Les sensibles. Le socle commun qui les unit au-delà de leur singularité individuelle est leur sensibilité, qui envahit tous les moyens d’expressions utilisés : peinture, sculpture, gravure, littérature, actions, multimédia, éditions, vidéos, réseaux etc.

Les sensibles possèdent une vision du monde extra-lucide et tentent de la traduire par leur moyen d’expression avec la plus grande authenticité et vérité ; ils s’astreignent à une recherche et une rigueur qui déterminent leur mode de vie.

Les sensibles savent que le premier instrument de l’artiste est l’artiste – son corps, son âme, son cœur – et que la recherche universelle de l’art est d’accorder la forme avec le fond. Aussi, ils privilégient leur intégrité à tous les niveaux afin qu’elle irradie leur œuvre : la fin ne justifie donc pas les moyens. Ils se refusent à se servir de la tête d’autrui comme marche-pied. Ils rejettent le cynisme caractéristique de feu-l’art contemporain et préfèrent l’humour et la provocation vivantes.

Les sensibles s’insurgent contre les conventions patriarcales établies, en particulier la psychiatrie traditionnelle (camisole médicamenteuse, internements) et croient en la créativité pour la libération individuelle.

L’art contemporain est mort, vive Les sensibles !

A Nice, le 28 janvier 2011

Ève Carton, Franck Saïssi, Sophie Taam

Musée Cocteau Menton

Le musée Cocteau prend forme. La livraison est prévu pour novembre, j’aime l’architecture.
Assez bas, il s’intègre bien au paysage, est harmonieux et il parait que de l’intérieur ce sera encore plus beau. Les murs et plafonds comprennent de larges puits de lumière.
La façade ne cache pas la vieille ville, c’est un exemple de musée réussi.
Le chef de chantier réalise là sa dernière œuvre avant de raccrocher sa blouse. Son expérience est flagrante, tout a l’air conçu avec intelligence.

Ce musée va occulter l’horrible Mamac de Nice, conçu et approuvé par des débiles mentaux.
Menton va prendre sa revanche côté culture.
Il n’y a pas de ville en France plus verte et plus paysagée que Menton. Le climat sub-tropical y est pour beaucoup, on voit direct que les décideurs ont fait leur maximum pour conserver la nature au cœur de la ville.
Menton est une ville verte et souriante, les gens y sont plus détendus qu’à Nice.
Bientôt ce sera la capitale culturelle de la côte d’Azur, n’en déplaise aux Niçois.

Eux ont hérités du béton, des cimenteries par dizaines. Les arbres y sont de moins en moins nombreux, mais par contre les caméras poussent de partout.

Hessel censuré

Noël Dolla, professeur à la Villa Arson et artiste minimal de l’Ecole de Nice m’envoie ce lien à propos de la défense de Stéphane Hessel, attaqué par les intellectuels faux culs:

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/26/cher-monsieur-hessel-chere-madame-shahid-chers-participants_1470208_3232.html

Voilà, c’est fini pour cette newsletter, vous pouvez retrouver mes derniers travaux sur le site. Pour voir les dernière conneries des sensibles, rendez vous sur le blog-mobile!

Bien à vous,

Franck

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