Il est mort le pêcher

Il est mort le pêcher.
On sait qui l’a tué.
Il est mort le pêcher.
Il n’avait que quelques années.
Il ne nous avait donné que quelques fruits,
jusqu’à l’an dernier.
Cette année il a rendu l’âme, assassiné.
Un beau pêcher qui ne demandait qu’a pousser.
On connaît le coupable cette fois, ou plutôt les.
Du haut de leur 4 mètres cinquante,
les cyprès l’ont tué.
Avec des racines de plusieurs dizaines de mètres,
ces foutus cyprès avaient déjà bouchés les wc,
réduit à néant nos envies de potagers,
leurs racines remontent, remontent sans fin.
Il est mort le pêcher.
Ses pauvres racines emprisonnées, asphyxiées.
Ce week end c’est décidé, les cyprès seront exécutés.
Sans regret, Van Gogh ne nous en voudra pas,
lui qui aimait tant les cyprès.
On t’aime bien Vincent mais comprends nous,
ces arbres de malheurs sont de foutus assassins,
prêts a tous les forfaits,
pour un peu d’eau.
Il est mort le pêcher.
Ils avaient étendus leurs racines, jusque dans la colonne sèche,
chaque année leurs racines creusaient, creusaient.
Jusqu’à venir étouffer tout végétal dans un rayon de 10 mètres carrés.
On ne vous regrettera pas vilains cyprès,
a votre place on mettra des bambous,
bien plus sociables, avec des racines qui restent en surface.
On vous aurait bien gardé,
mais vous avez poussé le bouchon trop loin,
on ne va pas vous regretter…
Il est mort le pêcher.

Journal toxique

En ce début d’année 2012, je décide de commencer à tenir un journal quotidien.
Dans la logique « pas un jour sans une idée », pour prendre aussi un peu de recul, vous trouverez chaque jour un nouvel article dans cette rubrique Blog.
J’y consignerai mes rêves, toutes les conneries qui me passent par la tête, idées saugrenues, parfois avec des illustrations.
Je ne sais pas trop a quoi cela va mener mais j’aime l’idée de tenir un journal. Cela me semble un bon moyen de conserver certaines choses qui seraient perdues sans ça.

Pour commencer, ce premier billet sera consacré au rêve que j’ai fais la nuit dernière, il m’a laissé très mal a l’aise au réveil:

J’ai rêvé qu’un individu inconnu venait me voir alors que je n’avais envie de voir personne.
Passablement irrité, j’ai attrapé sa cheville, je l’ai fais tomber en arrière, sur le dos, et sa tête s’est littéralement fracassée sur le sol. Non seulement sa tête a explosée, mais en plus elle s’est détaché de son cou, et son pied m’est resté dans la main!

J’étais ennuyé avec ce cadavre sur les bras, ce corps gisant sans vie, que fallait il en faire? Le brûler pour ne pas laisser de traces? Comment faire disparaître ce mort?
Groggy et choqué, je me disais tout en rêvant que tout ceci ne devait pas être réel: le corps allait forcément disparaître ou reprendre vie, mais non, au contraire, il restait là comme un point de non retour, affligeant.

J’ai cherché à comprendre ce rêve et je l’interprète comme un avertissement de mon inconscient:
« Fait attention a tes réactions épidermiques Saïssi, un jour tu pourrais les regretter »…

L’autre message que j’y vois, c’est qu’il faut lutter contre son propre enfermement.

Voilà, c’est tout pour ce premier billet, a demain pour la suite…

Top